Rappels, méningocoques, HPV, grippe et rattrapage : les conseils de P-Pharma à Audun-le-Tiche pour vérifier simplement le carnet de vaccination en 2026.
La rentrée est souvent l’occasion de vérifier les fournitures, les inscriptions sportives et les certificats demandés par l’école. C’est aussi un bon moment pour ouvrir le carnet de santé et contrôler les pages consacrées à la vaccination.
Il n’existe pas un « vaccin de la rentrée » identique pour tous les enfants. Les vaccins à prévoir dépendent de l’âge, des doses déjà reçues, de l’état de santé, d’un éventuel voyage et parfois de la présence d’une personne fragile dans l’entourage. Certains sont obligatoires, d’autres sont recommandés à tous les enfants d’une tranche d’âge et d’autres encore concernent des situations particulières.
Le calendrier vaccinal évolue régulièrement. Les recommandations présentées ici sont fondées sur le calendrier français 2026. Pour savoir précisément ce qui concerne votre enfant, apportez son carnet de santé à P-Pharma, à Audun-le-Tiche, ou présentez-le à son médecin. Quelques minutes suffisent souvent pour repérer un rappel oublié ou une vaccination devenue recommandée depuis la dernière vérification.
La première chose à faire : regarder le carnet, pas acheter un vaccin au hasard
Chaque vaccination doit être inscrite avec sa date, le nom du vaccin et, si possible, son numéro de lot. Le nombre de doses nécessaires dépend de l’âge auquel le schéma a commencé et des intervalles entre les injections. Deux enfants du même âge peuvent donc ne pas avoir exactement le même rattrapage à effectuer.
La rentrée constitue un repère pratique, mais il ne faut pas attendre septembre lorsqu’une injection est prévue avant. Les vaccinations du nourrisson suivent un calendrier précis dès les premiers mois de vie. À l’inverse, si une dose a été oubliée, il n’est généralement pas nécessaire de tout recommencer. Vaccination Info Service rappelle que le rattrapage consiste à reprendre le schéma au stade où il a été interrompu.
Si le carnet a été perdu, ne reconstituez pas les vaccinations de mémoire. Contactez les professionnels qui ont suivi l’enfant, consultez les documents disponibles dans Mon espace santé et demandez conseil au médecin. Pour un enfant, un nouveau carnet de santé peut également être demandé auprès du service de protection maternelle et infantile du lieu de résidence.
Avant 2 ans : vérifier que la série des premiers vaccins est complète
Chez le nourrisson, plusieurs vaccins obligatoires sont administrés pendant les deux premières années. Ils protègent contre des maladies pouvant être particulièrement graves à cet âge.
Le vaccin combiné contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la poliomyélite, les infections à Haemophilus influenzae b et l’hépatite B est administré à 2 mois et 4 mois, avec un rappel à 11 mois. La vaccination contre le pneumocoque suit habituellement le même calendrier : 2 mois, 4 mois et rappel à 11 mois.
Le vaccin ROR, contre la rougeole, les oreillons et la rubéole, comporte une première dose à 12 mois puis une seconde entre 16 et 18 mois. Ces deux doses sont importantes : la première ne suffit pas toujours à assurer une protection complète.
Méningocoques B et ACWY : des obligations renforcées
Pour les enfants nés depuis le 1er janvier 2023, les vaccinations contre les méningocoques B et ACWY sont obligatoires. Selon le calendrier présenté par Vaccination Info Service :
- le méningocoque B est vacciné à 3 mois et 5 mois, avec un rappel à 12 mois ;
- le vaccin contre les méningocoques ACWY est administré à 6 mois, avec un rappel à 12 mois.
Le vaccin ACWY a remplacé la vaccination dirigée uniquement contre le méningocoque C. Les lettres A, C, W et Y correspondent à différents groupes de méningocoques susceptibles de provoquer des méningites ou des infections généralisées très graves.
Et le vaccin contre le rotavirus ?
La vaccination contre les gastro-entérites à rotavirus est recommandée chez les nourrissons. Elle est administrée par la bouche entre 2 et 4 mois, en deux ou trois prises selon le vaccin utilisé. Les limites d’âge doivent être strictement respectées : ce vaccin ne se commence pas tardivement à l’occasion de la rentrée. Le médecin ou la sage-femme organise donc cette vaccination dès les premières consultations.
Entre 2 et 4 ans : le rattrapage méningocoques à vérifier en priorité
Le calendrier 2026 prévoit un rattrapage transitoire contre les méningocoques B et ACWY pour les enfants âgés de 2 à 4 ans révolus qui n’ont pas été vaccinés conformément aux recommandations. Pour les enfants nés depuis le 1er janvier 2023, ce rattrapage est obligatoire.
Cette vérification est importante même si l’enfant avait reçu auparavant un vaccin contre le seul méningocoque C. Vaccination Info Service précise que le rattrapage ACWY des enfants de 2 à 4 ans non vaccinés repose sur une dose, tandis que le rattrapage contre le méningocoque B nécessite deux doses. Le schéma exact doit toutefois être déterminé par un professionnel à partir des injections déjà inscrites dans le carnet.
Ne tentez pas de comparer uniquement les noms commerciaux des vaccins : plusieurs présentations ont été utilisées au fil des années. Ce sont les maladies ou les groupes de méningocoques couverts, l’âge de l’enfant et les dates qui permettent de savoir si la protection est à jour.
À 6 ans : ne pas oublier le premier grand rappel scolaire
Autour de 6 ans, un rappel contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et la poliomyélite est prévu. Il est souvent désigné par l’abréviation DTCaP. Ce rappel maintient la protection obtenue grâce aux injections de la petite enfance.
L’entrée au cours préparatoire constitue un bon repère pour vérifier cette vaccination, mais l’âge de l’enfant compte davantage que sa classe. Un enfant ayant commencé l’école plus tôt ou plus tard doit suivre le calendrier correspondant à son âge et à ses vaccinations antérieures.
Profitez de cette vérification pour contrôler que les deux doses de ROR ont bien été réalisées et que les vaccinations obligatoires de la petite enfance figurent dans le carnet.
Entre 11 et 14 ans : trois vaccinations importantes à examiner
L’adolescence est une étape majeure du calendrier vaccinal. Trois protections peuvent être organisées au cours de cette période et certaines injections peuvent être réalisées au cours de la même séance, dans des sites différents, si le professionnel de santé le juge approprié.
Le rappel diphtérie, tétanos, coqueluche et poliomyélite
Un nouveau rappel dTcaP est prévu entre 11 et 13 ans. Il permet notamment de renouveler la protection contre la coqueluche, qui diminue avec le temps. La coqueluche peut provoquer une toux prolongée chez l’adolescent et représente surtout un danger lorsqu’elle est transmise à un jeune nourrisson.
Le vaccin contre les papillomavirus humains, pour les filles et les garçons
La vaccination contre les HPV est recommandée à toutes les filles et à tous les garçons de 11 à 14 ans. Les papillomavirus humains peuvent provoquer plus tard différents cancers et des lésions précancéreuses. La vaccination est proposée jeune afin d’obtenir une réponse immunitaire optimale et de protéger avant une éventuelle exposition au virus.
Entre 11 et 14 ans révolus, le schéma comporte deux injections espacées de plusieurs mois. Pour le vaccin Gardasil 9®, l’Assurance Maladie indique un intervalle de six à treize mois. Si la vaccination commence plus tard, un schéma à trois doses est nécessaire. Depuis décembre 2025, le rattrapage est recommandé aux jeunes femmes comme aux jeunes hommes jusqu’à 26 ans révolus.
Un retard entre deux doses ne signifie pas qu’il faut tout recommencer : le professionnel complète le schéma en respectant les intervalles nécessaires.
Le vaccin contre les méningocoques ACWY
Une dose de vaccin ACWY est recommandée à tous les adolescents entre 11 et 14 ans, quelle que soit la vaccination reçue pendant l’enfance. Un enfant vacciné auparavant contre le méningocoque C ou même contre ACWY doit donc faire vérifier son carnet à cet âge.
Cette recommandation ne concerne pas seulement les enfants vivant en internat ou partant à l’étranger. Elle s’applique à l’ensemble des adolescents de cette tranche d’âge. Un rattrapage par une dose est également recommandé entre 15 et 24 ans.
La campagne gratuite au collège
Les élèves de 5e peuvent bénéficier au collège d’une campagne de vaccination contre les papillomavirus humains. Depuis 2025, cette campagne inclut également le vaccin contre les méningocoques ACWY.
La vaccination est organisée dans les collèges publics et dans les établissements privés volontaires, avec une prise en charge intégrale. Les parents reçoivent une information et doivent transmettre l’autorisation demandée. Le carnet de santé ou de vaccination doit être présenté afin que l’équipe puisse vérifier les doses déjà reçues.
La campagne scolaire est une possibilité pratique, mais elle n’est pas l’unique solution. La vaccination peut aussi être réalisée en ville par un professionnel habilité. Si une première dose de HPV a déjà été faite, indiquez sa date et le nom du vaccin afin de poursuivre correctement le schéma.
Faut-il vacciner son enfant contre la grippe à la rentrée ?
La vaccination contre la grippe est renouvelée chaque année, car les virus circulants évoluent. En métropole, la campagne commence généralement à l’automne : il n’est donc pas utile de rechercher dès le mois d’août le vaccin destiné à la saison suivante avant l’ouverture officielle de la campagne.
La vaccination est recommandée chaque année aux enfants à partir de 6 mois qui présentent un risque de forme grave : certaines maladies respiratoires, cardiaques, neurologiques ou rénales, diabète, immunodépression, obésité sévère ou autres situations précisées dans le calendrier. Elle est également recommandée dans certains entourages de personnes fragiles.
Pour les enfants de 2 à 17 ans sans maladie chronique, la vaccination peut aussi être proposée. L’Assurance Maladie indique qu’elle est alors remboursée à 65 %. Cette décision peut être discutée avec le médecin ou le pharmacien en tenant compte de la vie en collectivité, des antécédents et de la situation familiale.
La vaccination contre la grippe n’empêche pas les rhumes, les angines ou toutes les infections respiratoires : elle vise spécifiquement les virus de la grippe et réduit notamment le risque de formes graves.
Covid-19, BCG, varicelle, hépatite A : des vaccins selon la situation
Tous les vaccins ne sont pas recommandés systématiquement à tous les enfants.
La vaccination contre le Covid-19 est recommandée à l’automne à partir de 6 mois chez les enfants exposés à un risque de forme grave, notamment en présence de certaines maladies chroniques, d’obésité ou d’immunodépression, ainsi que dans certaines situations d’entourage fragile.
Le BCG contre la tuberculose n’est plus une vaccination systématique. Il reste recommandé aux enfants présentant un risque élevé d’exposition : pays de naissance ou d’origine familiale à forte incidence, séjour prolongé, antécédent familial ou situation évaluée comme à risque par le médecin.
La vaccination contre la varicelle n’est pas recommandée indistinctement à tous les jeunes enfants en France. Elle peut notamment être proposée aux adolescents de 12 à 18 ans qui n’ont pas eu la maladie ou dont l’histoire est incertaine, après évaluation professionnelle.
La vaccination contre l’hépatite A concerne certaines maladies, certains lieux de vie, l’entourage d’une personne malade et certains voyages ou liens familiaux avec des pays où l’infection circule davantage.
Avant un voyage à l’étranger, consultez les recommandations suffisamment tôt, idéalement plusieurs semaines avant le départ. Le pays, la durée, les conditions du séjour et l’âge de l’enfant peuvent modifier les vaccins à prévoir. La fièvre jaune est par exemple obligatoire pour les résidents de Guyane âgés de plus de 12 mois et pour certaines destinations.
Mon enfant est enrhumé : faut-il reporter le vaccin ?
Un simple rhume n’est habituellement pas une contre-indication. Vaccination Info Service précise qu’une maladie bénigne ne conduit pas automatiquement à reporter une vaccination. En revanche, une maladie aiguë accompagnée d’une forte fièvre ou de symptômes marqués peut justifier un report.
Le professionnel vérifie avant chaque injection les allergies connues, les réactions survenues après une dose antérieure, les traitements en cours, une éventuelle immunodépression et l’état de santé du jour. Ne prenez pas seul la décision d’annuler ou de maintenir le rendez-vous : appelez le professionnel en cas de doute.
Les véritables contre-indications sont peu nombreuses et dépendent du vaccin. Une allergie importante à un composant ou une réaction grave après une dose précédente doit toujours être signalée.
À quoi faut-il s’attendre après la vaccination ?
Une douleur, une rougeur ou un léger gonflement au point d’injection peuvent apparaître. L’enfant peut également être un peu fatigué, grognon ou présenter une légère fièvre pendant un ou deux jours. Ces réactions sont généralement passagères.
Il n’est pas nécessaire de donner systématiquement un médicament avant l’injection. Si l’enfant est inconfortable après la vaccination, demandez au pharmacien ou au médecin quel produit et quelle dose conviennent à son poids et à son âge.
Contactez un médecin en cas de forte fièvre, d’éruption étendue, d’enfant anormalement apathique ou somnolent, de pleurs inconsolables prolongés ou d’aggravation importante de la réaction locale. En cas de difficulté à respirer, de gonflement rapide du visage ou de malaise grave, appelez immédiatement le 15 ou le 112.
L’entrée à l’école exige-t-elle tous les vaccins ?
Les vaccinations obligatoires correspondant à l’âge sont exigées pour l’entrée ou le maintien dans une collectivité d’enfants. Les parents peuvent être invités à présenter les pages de vaccination du carnet de santé, sans communiquer les autres informations médicales qu’il contient.
Lorsqu’une vaccination obligatoire manque, l’enfant peut être admis provisoirement, mais la mise à jour doit être effectuée dans un délai de trois mois. Cette règle ne signifie pas qu’il faut attendre l’inscription pour vérifier le carnet : une protection réalisée au bon âge reste préférable.
Les vaccins seulement recommandés, comme le HPV, ne conditionnent pas l’accès à l’école. Ils n’en sont pas moins importants pour la protection individuelle et collective.
Qui peut vacciner mon enfant ?
Pour les vaccinations courantes, le médecin peut prescrire et vacciner quel que soit l’âge. Une sage-femme dispose également de compétences vaccinales étendues. Un infirmier peut vacciner les enfants de moins de 11 ans sur prescription, selon les règles applicables.
À partir de 11 ans, les pharmaciens formés peuvent prescrire et administrer les vaccins obligatoires et recommandés du calendrier, à l’exception de certaines situations particulières, notamment la prescription de vaccins vivants chez une personne immunodéprimée. Pour les vaccinations courantes, les pharmaciens ne peuvent pas vacciner les enfants de moins de 11 ans.
Cette possibilité facilite notamment le rappel dTcaP, la vaccination HPV, le vaccin ACWY et la vaccination contre la grippe chez les adolescents. La situation doit toujours être vérifiée avant l’acte : âge, antécédents, doses déjà reçues et éventuelles contre-indications.
La vérification du carnet à P-Pharma Audun-le-Tiche
Vous ne savez pas si le rappel de 6 ans a été fait ? Votre enfant entre en 5e ? Vous hésitez entre un ancien vaccin contre le méningocoque C et la nouvelle recommandation ACWY ? Venez à P-Pharma, à Audun-le-Tiche, avec le carnet de santé ou le carnet de vaccination.
Notre équipe pourra relire les dates, vous signaler les vaccinations à discuter et vous expliquer le parcours adapté à l’âge de votre enfant. À partir de 11 ans et dans le cadre de nos compétences, certaines vaccinations peuvent être prescrites et réalisées directement à la pharmacie. Pour les plus jeunes ou les situations médicales particulières, nous vous orienterons vers le médecin, la sage-femme ou l’infirmier.
La rentrée ne doit pas devenir une course aux injections. L’essentiel est de vérifier calmement le carnet, de compléter uniquement les doses nécessaires et de planifier les suivantes au bon moment. En matière de vaccination, être à jour ne signifie pas avoir reçu « beaucoup de vaccins » : cela signifie avoir reçu les bonnes protections, au bon âge et avec le bon nombre de doses.
Cet article repose sur le calendrier vaccinal français 2026 et fournit une information générale. Les recommandations peuvent évoluer et doivent être adaptées à l’âge, aux antécédents, aux maladies, aux traitements et aux voyages de l’enfant. Demandez toujours un avis personnalisé à un professionnel de santé.

