Une cour de récréation, un terrain de sport, une sortie à vélo ou une promenade en forêt offrent aux enfants mille occasions de courir, de jouer et de découvrir le monde. Ils offrent aussi quelques occasions de revenir avec un genou écorché, une écharde dans le doigt, une bosse sur le front ou une piqûre d’insecte.
La plupart de ces petits accidents restent heureusement sans gravité. Encore faut-il disposer du matériel adapté au bon moment et connaître les premiers gestes. La rentrée scolaire est donc une excellente occasion de vérifier la pharmacie familiale et de préparer une trousse de soins simple, bien rangée et réellement utile.
À la pharmacie P-Pharma d’Audun-le-Tiche, notre équipe peut vous aider à sélectionner le matériel correspondant à l’âge de vos enfants, à leurs activités et à leurs éventuels problèmes de santé. L’objectif n’est pas de transformer les parents en médecins, mais de leur permettre de nettoyer, protéger et surveiller les petits bobos tout en sachant reconnaître les situations qui nécessitent un avis professionnel.
Une trousse familiale, pas une mini-pharmacie dans le cartable
Avant de dresser la liste du matériel, une distinction importante s’impose. La trousse décrite dans cet article est destinée à la maison, aux sorties familiales, à la voiture ou au sac d’un adulte responsable. Elle ne doit pas être glissée telle quelle dans le cartable de l’enfant.
Les écoles, collèges et lycées disposent de leurs propres règles et de leur matériel de premiers secours. Un enfant ne doit pas transporter ni prendre librement un médicament pendant le temps scolaire. Lorsqu’un traitement doit être administré à l’école, la famille doit en informer l’établissement et fournir les documents demandés.
Pour un enfant souffrant d’une maladie chronique, d’asthme, de diabète, d’épilepsie ou d’une allergie nécessitant un traitement d’urgence, un projet d’accueil individualisé, ou PAI, peut être mis en place. Il précise la conduite à tenir, les médicaments nécessaires et les personnes chargées d’intervenir. La trousse d’urgence liée au PAI est fournie par la famille, accompagnée d’une ordonnance valide, puis conservée dans un lieu connu et accessible aux adultes responsables, mais non aux autres élèves.
N’improvisez donc pas une trousse médicamenteuse personnelle dans le cartable. Prenez contact avec le directeur, le chef d’établissement ou l’infirmier scolaire lorsque votre enfant présente un besoin particulier.
Les indispensables pour nettoyer une petite plaie
Les écorchures et les petites coupures représentent une grande partie des bobos de l’enfance. Pour les prendre en charge correctement, le plus important n’est pas de disposer de nombreux produits, mais de pouvoir nettoyer la zone sans ajouter de saletés ni de fibres dans la plaie.
Votre trousse peut contenir :
- des dosettes de sérum physiologique ;
- plusieurs sachets de compresses stériles ;
- une solution antiseptique adaptée à l’âge de l’enfant, choisie avec le pharmacien ;
- du gel hydroalcoolique pour les mains lorsqu’aucun point d’eau n’est disponible ;
- quelques paires de gants à usage unique.
Lorsque vous êtes à la maison, l’eau courante et le savon restent généralement suffisants pour nettoyer une plaie superficielle et peu étendue. Le sérum physiologique est surtout pratique en sortie ou lorsque le rinçage sous un robinet n’est pas immédiatement possible.
Évitez d’utiliser du coton directement sur une plaie : des fibres peuvent y rester accrochées. N’appliquez pas non plus d’alcool, de produit ménager, de talc ou de crème antibiotique sans avis médical. Les antiseptiques ne sont pas tous équivalents et peuvent présenter des contre-indications ou, rarement, provoquer une réaction allergique. Demandez conseil à votre pharmacien plutôt que d’accumuler plusieurs flacons.
Les petits conditionnements et les unidoses sont pratiques dans une trousse mobile. Ils limitent le risque de conserver trop longtemps un produit déjà ouvert.
De quoi protéger la peau après le nettoyage ?
Une fois la plaie propre, elle doit être protégée des frottements, des poussières et des nouvelles salissures. Prévoyez plusieurs formats afin de ne pas poser un pansement minuscule sur un genou entier ou, à l’inverse, une compresse imposante sur une petite égratignure.
La trousse idéale comprend :
- des pansements adhésifs de différentes tailles ;
- quelques pansements résistants à l’eau ;
- des compresses stériles supplémentaires ;
- un rouleau de sparadrap adapté aux peaux sensibles ;
- une bande extensible pour maintenir une compresse ;
- quelques bandelettes adhésives de rapprochement, réservées aux petites coupures propres et peu profondes ;
- un pansement non adhérent ou une interface pour protéger une brûlure superficielle après refroidissement et avis du pharmacien.
Un pansement doit être changé s’il est mouillé, sale ou décollé. À chaque changement, observez la plaie : une rougeur qui s’étend, une douleur qui augmente, un gonflement, du pus ou de la fièvre peuvent indiquer une infection et justifient une consultation.
Les petits instruments qui rendent de grands services
Quelques accessoires peu encombrants permettent de faire face à de nombreuses situations. Ajoutez dans votre trousse :
- une paire de ciseaux à bouts ronds ;
- une pince à épiler fine ;
- un tire-tique adapté aux petites et grandes tiques ;
- un thermomètre en bon état de fonctionnement ;
- une poche de froid instantané ou réutilisable ;
- un linge fin ou une housse pour ne jamais appliquer le froid directement sur la peau ;
- un petit sac destiné aux déchets souillés.
La pince à épiler peut aider à retirer une écharde bien visible et facilement accessible. Si l’objet est profondément enfoncé, difficile à saisir, situé près de l’œil ou si l’enfant ne se laisse pas faire, mieux vaut ne pas creuser la peau et demander conseil.
Le tire-tique est particulièrement utile dans notre région, la Lorraine faisant partie des zones où les morsures de tiques et la maladie de Lyme sont surveillées avec attention. Après une promenade en forêt, dans les herbes hautes ou dans un jardin, inspectez le corps de l’enfant, notamment le cuir chevelu, les aisselles, le nombril et les plis des genoux.
Une poche de froid pour les bosses et les articulations
Une poche de froid est utile après un choc, pour limiter la douleur et le gonflement d’une bosse ou d’une petite contusion. Placez toujours un tissu entre la peau et la poche froide afin d’éviter une brûlure par le froid. Une application d’environ vingt minutes est généralement conseillée après une torsion de cheville, accompagnée de repos, d’une surélévation du membre et, si nécessaire, d’une compression douce.
Le froid ne doit toutefois pas masquer un traumatisme plus sérieux. Une articulation déformée, une douleur intense, un craquement, l’impossibilité de prendre appui ou de faire quelques pas nécessitent un examen médical rapide. Après une torsion importante de la cheville, l’Assurance Maladie recommande de consulter dans les vingt-quatre heures lorsque ces signes sont présents.
Après un choc à la tête, surveillez attentivement l’enfant. Une perte de connaissance, des vomissements, une somnolence inhabituelle, une confusion, des troubles de l’équilibre, une faiblesse d’un membre ou un comportement anormal imposent d’appeler le 15 ou le 112.
Faut-il ajouter des médicaments ?
Une trousse familiale peut contenir un médicament contre la douleur et la fièvre adapté à l’enfant, généralement du paracétamol, après conseil du pharmacien. Le produit doit correspondre à son âge et à son poids, rester dans son emballage d’origine et être conservé avec sa notice et son dispositif doseur.
Chez l’enfant, la dose de paracétamol est calculée en fonction du poids. Il ne faut jamais utiliser la dose d’un frère, d’une sœur ou d’un adulte par simple approximation. Vérifiez également qu’aucun autre médicament pris simultanément ne contient déjà du paracétamol, car le surdosage peut gravement endommager le foie.
Les anti-inflammatoires, dont l’ibuprofène, présentent davantage de contre-indications. Ils ne doivent notamment pas être utilisés dans certaines infections, en cas de varicelle suspectée ou de déshydratation. Ne les ajoutez pas automatiquement à la trousse sans avoir demandé conseil.
Selon l’âge de vos enfants et les habitudes familiales, le pharmacien pourra aussi proposer des sachets de solution de réhydratation orale, particulièrement utiles en cas de diarrhée ou de vomissements. Ils ne remplacent pas une consultation lorsque l’enfant est très jeune, ne parvient pas à boire ou présente des signes de déshydratation.
Tous les médicaments doivent rester hors de la portée des enfants. Ils ne doivent pas être transférés dans une boîte anonyme ni mélangés en vrac avec le matériel de soins.
Les bons gestes face aux bobos les plus fréquents
Posséder une trousse bien remplie est utile ; savoir l’utiliser correctement l’est encore davantage.
Genou écorché ou petite coupure
Commencez par vous laver les mains. Rincez abondamment la plaie à l’eau à température ambiante, puis nettoyez-la avec de l’eau et du savon. Retirez délicatement les saletés facilement accessibles, rincez de nouveau et séchez le pourtour avec une compresse stérile.
Si la plaie saigne, exercez une pression continue avec une compresse propre. Ne soulevez pas la compresse toutes les trente secondes pour vérifier : maintenez la pression. Si le sang traverse la première compresse, ajoutez-en une seconde par-dessus sans retirer la première.
Lorsque le saignement est arrêté et la plaie propre, posez un pansement adapté. Vérifiez également que la vaccination contre le tétanos est à jour.
Petite brûlure
Placez rapidement la zone brûlée sous une eau tempérée, autour de 20 °C, pendant environ vingt minutes ou tant que la douleur persiste. Refroidissez uniquement la zone concernée et veillez à ce que l’enfant ne se refroidisse pas.
N’appliquez jamais de glace, de beurre, d’huile, de dentifrice ou de remède improvisé. Après le refroidissement, séchez en tamponnant et protégez si besoin avec un pansement stérile non adhérent. Demandez conseil au pharmacien pour le soin local adapté.
Toute brûlure chez un enfant de moins de cinq ans doit conduire à appeler le 15 ou le 112 pour obtenir un avis. Chez un enfant plus âgé, une brûlure étendue, profonde, présentant des cloques importantes ou située sur le visage, les mains, le cou ou le périnée nécessite une prise en charge urgente.
Écharde
Lavez vos mains et nettoyez la zone. Si l’écharde dépasse clairement, retirez-la avec une pince préalablement nettoyée et désinfectée, en suivant son angle d’entrée. Nettoyez de nouveau puis posez un petit pansement.
Consultez si l’écharde est profondément enfoncée, se casse, reste inaccessible ou si la zone devient rouge, chaude, gonflée et douloureuse.
Tique
Retirez la tique le plus rapidement possible avec un tire-tique, en suivant le mode d’emploi. N’appliquez auparavant ni éther, ni alcool, ni huile, ni produit destiné à « endormir » la tique. Ces substances peuvent favoriser la régurgitation du parasite.
Après le retrait, nettoyez et désinfectez la zone, notez la date et surveillez la peau pendant un mois. Une petite rougeur immédiate est fréquente. En revanche, une plaque rouge qui s’étend progressivement dans les jours ou semaines suivants, avec ou sans fièvre et fatigue, nécessite une consultation médicale.
Saignement de nez
Installez l’enfant assis, la tête légèrement penchée vers l’avant — et non vers l’arrière. Pincez les narines juste sous la partie osseuse du nez pendant dix minutes sans interrompre la compression. Demandez à l’enfant de respirer calmement par la bouche.
Si le saignement persiste, recommencez pendant dix minutes. Appelez les secours si le saignement est très abondant, survient après un choc important ou s’accompagne d’un malaise.
Quand une plaie n’est-elle plus un simple bobo ?
Une trousse familiale permet de prendre en charge les lésions superficielles. Elle ne doit jamais retarder une consultation. Demandez rapidement un avis médical lorsque :
- la plaie est profonde, très ouverte ou de grande taille ;
- le saignement reste abondant malgré une compression continue ;
- un corps étranger demeure dans la plaie ;
- la coupure touche le visage, un œil, une articulation, une main ou une zone sensible ;
- l’enfant ne peut plus bouger normalement un doigt ou un membre, ou ressent une perte de sensibilité ;
- la plaie résulte d’une morsure humaine ou animale ;
- la plaie est très sale et la vaccination contre le tétanos n’est pas à jour ;
- des signes d’infection apparaissent ;
- l’enfant présente des difficultés respiratoires, un gonflement du visage ou de la gorge, un malaise ou une réaction allergique généralisée.
En cas de situation grave ou de doute important, appelez le 15 ou le 112. Le 114 permet aux personnes sourdes, malentendantes, sourdaveugles ou aphasiques de contacter les secours.
Une trousse utile est une trousse vérifiée
Une trousse de soins abandonnée au fond d’un placard finit souvent par contenir des pansements qui ne collent plus, des dosettes ouvertes et des médicaments périmés. Prenez l’habitude de la contrôler à chaque rentrée scolaire, puis avant les vacances et les sorties importantes.
Vérifiez les dates de péremption, l’intégrité des emballages, le fonctionnement du thermomètre et l’état de la poche de froid. Remplacez immédiatement ce qui a été utilisé. Notez sur une fiche le poids actuel de chaque enfant, ses allergies connues, ses traitements et les numéros à appeler en cas d’urgence.
Conservez la trousse dans un endroit sec, à l’abri de la chaleur et hors de portée des enfants, tout en restant facilement accessible aux adultes. Une trousse destinée à la voiture ne doit pas y rester en permanence si elle contient des médicaments ou des produits sensibles aux fortes variations de température.
Préparez votre trousse de rentrée avec P-Pharma
Toutes les familles n’ont pas besoin d’un équipement strictement identique. Un enfant qui pratique le football, un autre qui part souvent en randonnée et un troisième qui présente une allergie n’exposent pas leurs parents aux mêmes situations.
À la pharmacie P-Pharma d’Audun-le-Tiche, nous pouvons vous aider à constituer ou à réviser votre trousse : compresses, pansements, bandes, antiseptique adapté, sérum physiologique, poche de froid, tire-tique, thermomètre et médicaments utilisables selon l’âge et le poids de votre enfant.
Vous pouvez également nous apporter une ancienne trousse afin que nous vérifiions ensemble ce qui doit être conservé, remplacé ou retiré. Quelques produits bien choisis et quelques gestes connus valent mieux qu’une armoire pleine de solutions inadaptées.
Une rentrée bien préparée n’empêchera pas tous les genoux écorchés. Elle permettra simplement de transformer plus vite les petites larmes en souvenir de récréation.

