Canicule et diabète : les points à savoir !

Lorsqu’une vague de chaleur s’installe, les personnes vivant avec un diabète doivent redoubler de vigilance. La transpiration augmente les pertes en eau, l’appétit peut diminuer et les habitudes quotidiennes sont souvent modifiées. Ces changements peuvent perturber l’équilibre glycémique, mais aussi affecter la conservation de l’insuline, des médicaments et du matériel d’autosurveillance.

La chaleur ne provoque pas systématiquement une hausse ou une baisse de la glycémie. Ses effets varient selon le type de diabète, les traitements, l’activité physique, l’alimentation et le niveau d’hydratation. La prudence consiste donc à anticiper, à surveiller plus attentivement son état et à ne jamais modifier seul son traitement.

Pourquoi la chaleur peut-elle déséquilibrer le diabète ?

Pour maintenir sa température interne, l’organisme transpire davantage. Si les pertes en eau ne sont pas suffisamment compensées, une déshydratation peut apparaître.

Lorsque le corps manque d’eau, le glucose présent dans le sang devient plus concentré. La glycémie peut alors augmenter. Une hyperglycémie importante entraîne elle-même des urines plus fréquentes et plus abondantes, ce qui accentue encore la perte d’eau. Un cercle vicieux peut ainsi s’installer entre hyperglycémie et déshydratation.

À l’inverse, certaines personnes mangent moins pendant les journées très chaudes, retardent leurs repas ou deviennent plus actives tôt le matin ou en soirée. Lorsqu’un traitement susceptible de faire baisser la glycémie est poursuivi sans tenir compte de ces changements, le risque d’hypoglycémie peut augmenter.

La chaleur peut également modifier la circulation sanguine au niveau de la peau et rendre l’action de l’insuline moins prévisible chez certaines personnes. Il est donc important de rester attentif à toute valeur inhabituelle.

Boire régulièrement sans attendre d’avoir soif

L’eau reste la boisson à privilégier. Pendant une canicule, il est conseillé de boire régulièrement, par petites quantités, même en l’absence de sensation de soif.

Une bouteille ou une gourde doit rester facilement accessible, y compris lors des déplacements. L’eau peut être consommée fraîche ou à température ambiante. Si son goût paraît trop neutre, quelques feuilles de menthe, une rondelle de citron ou des morceaux de concombre peuvent être ajoutés.

Les sodas, les sirops et les jus de fruits ne doivent pas être utilisés comme boissons d’hydratation habituelles. Leur teneur en sucre peut contribuer à augmenter la glycémie. Ils conservent toutefois leur utilité lorsqu’ils font partie du protocole prévu pour corriger une hypoglycémie.

Les boissons énergisantes et les grandes quantités de café doivent également être évitées. L’alcool favorise la déshydratation, diminue la vigilance et peut perturber la glycémie, parfois plusieurs heures après sa consommation.

Les personnes souffrant d’insuffisance cardiaque ou rénale et soumises à une restriction hydrique doivent respecter les recommandations de leur médecin. Elles ne doivent pas augmenter brutalement leur consommation sans avis professionnel.

Contrôler sa glycémie avec davantage d’attention

Pendant une vague de chaleur, il peut être utile d’effectuer des contrôles plus fréquents lorsque cela correspond au plan établi avec le médecin ou le diabétologue.

Cette surveillance est particulièrement importante en cas de modification des repas, d’activité physique inhabituelle, de malaise, de maladie, de diarrhée, de vomissements ou de glycémies qui deviennent plus difficiles à équilibrer.

Certains symptômes de l’hypoglycémie ou de l’hyperglycémie ressemblent aux effets de la chaleur : fatigue, transpiration, maux de tête, vertiges, faiblesse ou troubles de la concentration. Il ne faut donc pas se fier uniquement aux sensations. Lorsque cela est possible, une mesure permet de mieux comprendre la situation.

Les utilisateurs d’un capteur de glucose doivent rester attentifs aux symptômes qui ne correspondentraient pas à la valeur affichée. En cas de doute, un contrôle avec un lecteur capillaire peut être nécessaire, selon les recommandations du fabricant et de l’équipe soignante.

Toujours prévoir de quoi corriger une hypoglycémie

Une personne traitée par insuline ou par certains médicaments hypoglycémiants doit toujours garder sur elle une source de sucre rapidement absorbable : morceaux de sucre, comprimés de glucose ou petite boisson sucrée, par exemple.

Une hypoglycémie peut se manifester par des tremblements, des sueurs, des palpitations, une faim soudaine, une pâleur, une irritabilité, des difficultés de concentration ou une grande faiblesse.

Lorsque la glycémie est inférieure au seuil défini avec le médecin, il faut appliquer le protocole habituel. Chez l’adulte conscient et capable d’avaler, celui-ci repose généralement sur la prise d’environ 15 grammes de glucides rapides, suivie d’un nouveau contrôle après 15 minutes.

Si la glycémie reste trop basse, la correction doit être renouvelée conformément aux consignes reçues. Une personne inconsciente, confuse ou incapable d’avaler ne doit jamais être forcée à boire ou à manger. Il faut appeler le 15 ou le 112 et utiliser le glucagon si celui-ci est disponible et si l’entourage sait comment l’administrer.

Hyperglycémie : ne pas laisser la déshydratation s’installer

Une glycémie élevée peut provoquer une soif importante, une bouche sèche, des urines fréquentes, une fatigue inhabituelle et une vision trouble. Ces signes peuvent être aggravés par la canicule.

Il convient alors de boire de l’eau ou une boisson non sucrée, de contrôler plus régulièrement sa glycémie et de suivre les instructions données par son équipe médicale. Une hyperglycémie qui reste élevée malgré les mesures habituelles nécessite un avis professionnel.

Pour les personnes atteintes d’un diabète de type 1, une glycémie élevée peut nécessiter une recherche de corps cétoniques, selon le protocole défini avec le diabétologue. La présence de cétones, associée à des nausées, des vomissements, des douleurs abdominales ou une respiration anormale, peut annoncer une acidocétose diabétique.

L’insuline basale ne doit jamais être interrompue, même si l’on mange moins ou si l’on est malade. Une interruption de l’insuline chez une personne atteinte d’un diabète de type 1 peut provoquer rapidement une acidocétose.

Ne pas modifier seul son traitement

La canicule ne justifie pas de réduire ou d’arrêter spontanément son insuline ou ses médicaments antidiabétiques. Toute adaptation dépend du type de diabète, des glycémies observées, de l’alimentation, de l’activité physique et des autres maladies éventuelles.

Une personne qui mange moins, multiplie les hypoglycémies ou constate des glycémies inhabituellement élevées doit demander conseil à son médecin, à son diabétologue ou à son pharmacien.

Une précaution particulière concerne la metformine en cas de déshydratation aiguë. Des vomissements répétés, une diarrhée importante, de la fièvre ou une forte diminution des boissons peuvent altérer le fonctionnement des reins et augmenter le risque d’une complication rare mais grave appelée acidose lactique.

Dans une telle situation, il faut contacter rapidement un professionnel de santé. L’Agence nationale de sécurité du médicament recommande une interruption temporaire de la metformine en cas de déshydratation aiguë, jusqu’à correction de celle-ci et après avis sur la reprise du traitement.

Des vomissements répétés, des douleurs abdominales, des crampes ou douleurs musculaires diffuses, une fatigue extrême et des difficultés à respirer nécessitent une consultation urgente.

Bien conserver l’insuline

L’insuline est sensible aux températures extrêmes. Une exposition prolongée à une forte chaleur peut diminuer son efficacité. À l’inverse, elle ne doit jamais être congelée.

Les réserves non entamées sont généralement conservées au réfrigérateur, conformément aux instructions du fabricant. Le stylo, le flacon ou la cartouche en cours d’utilisation peuvent habituellement rester à température ambiante pendant une durée limitée, avec une température maximale souvent située entre 25 et 30 °C selon le produit.

Il est indispensable de vérifier la notice de chaque insuline, car les conditions et les durées de conservation ne sont pas identiques pour toutes les spécialités.

L’insuline ne doit jamais être laissée dans une voiture, sur un rebord de fenêtre, à proximité d’une source de chaleur ou dans un sac exposé au soleil. Pour un déplacement, une pochette isotherme peut être utilisée, mais l’insuline ne doit pas être placée directement contre un bloc congelé.

Une insuline qui a gelé ne doit pas être utilisée, même si elle a ensuite retrouvé un aspect normal. Un changement de couleur, la présence inhabituelle de particules ou une modification de l’apparence du produit doivent conduire à demander conseil au pharmacien.

Protéger le lecteur, les bandelettes et les capteurs

La chaleur ne menace pas seulement les médicaments. Les lecteurs de glycémie, les bandelettes, les solutions de contrôle, les capteurs et les pompes à insuline possèdent eux aussi des limites de température.

Des bandelettes conservées dans une voiture ou exposées pendant plusieurs heures au soleil peuvent fournir des résultats inexacts. Le lecteur peut également afficher un message d’erreur ou une valeur peu fiable lorsqu’il est utilisé en dehors de la plage de température prévue.

Le matériel doit être conservé dans son emballage d’origine, dans un endroit frais et sec, sans exposition directe au soleil ni à une forte humidité. Il ne faut pas placer les bandelettes ou le lecteur directement dans une glacière contre des éléments congelés.

Après un changement brutal de température, il peut être nécessaire de laisser le matériel revenir progressivement à une température adaptée avant de réaliser une mesure. Les consignes du fabricant doivent toujours être consultées.

La transpiration peut aussi réduire l’adhérence d’un capteur ou d’un dispositif de perfusion. Les produits de fixation utilisés doivent être compatibles avec le matériel et la peau. Une solution de secours comprenant un lecteur capillaire, des bandelettes et le nécessaire pour administrer l’insuline doit rester disponible.

Adapter les repas sans les supprimer

La chaleur coupe parfois l’appétit. Pourtant, sauter un repas peut provoquer une hypoglycémie chez les personnes utilisant certains traitements.

Les repas peuvent être fractionnés et consommés aux heures les plus fraîches. Les salades composées, les légumes, les féculents, les œufs, le poisson, les viandes froides non grasses, les légumineuses et les produits laitiers permettent de conserver une alimentation suffisamment nourrissante.

Les fruits apportent de l’eau, des vitamines et des fibres, mais ils contiennent aussi des glucides. Ils doivent être consommés dans les quantités habituellement prévues et ne pas remplacer tous les autres aliments.

Les glaces, les sorbets et les boissons sucrées donnent une impression de fraîcheur, mais peuvent contenir beaucoup de sucre. Ils doivent rester occasionnels et être intégrés à l’équilibre alimentaire habituel.

Adapter l’activité physique

L’activité physique reste bénéfique, mais elle doit être organisée tôt le matin ou en fin de journée. Les efforts intenses aux heures les plus chaudes augmentent le risque de déshydratation, de malaise et d’hypoglycémie.

Il faut emporter de l’eau, le matériel de contrôle, une source de sucre et un moyen de contacter un proche. La glycémie peut être contrôlée avant, pendant ou après l’effort selon les consignes habituelles.

Une attention particulière doit également être portée aux pieds. Une neuropathie diabétique peut diminuer la perception de la douleur et masquer une brûlure provoquée par un sol chaud. Il ne faut pas marcher pieds nus sur le bitume, les pavés, le sable ou une terrasse chauffée par le soleil.

Les pieds doivent être observés chaque jour afin de repérer une rougeur, une ampoule, une fissure ou une plaie.

Quand demander rapidement de l’aide ?

Un avis médical est nécessaire lorsque les glycémies restent anormalement élevées ou basses, lorsque la personne ne parvient plus à boire ou à s’alimenter, ou lorsqu’elle présente des vomissements ou une diarrhée importante.

Une confusion, une somnolence inhabituelle, des difficultés respiratoires, une perte de connaissance, des convulsions, une température corporelle très élevée ou des signes d’acidocétose nécessitent un appel immédiat au 15 ou au 112.

Pendant une canicule, les bons réflexes reposent sur l’anticipation : boire régulièrement, contrôler sa glycémie, conserver correctement son traitement et son matériel, maintenir des repas suffisants et ne jamais modifier seul les doses prescrites.

L’équipe de la pharmacie P-Pharma à Audun-le-Tiche reste disponible pour vérifier les conditions de conservation de vos médicaments, vous conseiller sur le transport de l’insuline et répondre à vos questions concernant votre matériel d’autosurveillance.

⚠️☀️ ATTENTION : VAGUE DE CHALEUR

Depuis ce matin, la Moselle est de nouveau placée en vigilance jaune canicule.

Même si les températures semblent moins élevées que lors du précédent épisode, la prudence reste indispensable. La chaleur fatigue l’organisme, surtout lorsqu’elle dure plusieurs jours, et certaines personnes y sont particulièrement sensibles : enfants, personnes âgées, femmes enceintes, personnes malades, isolées ou sous traitement.

💧 Les bons gestes restent de rigueur

Buvez régulièrement de l’eau, sans attendre d’avoir soif. Continuez à manger normalement, même si l’appétit diminue, en privilégiant des repas frais et légers.

🏠 Gardez votre logement au frais : fermez les volets, rideaux et fenêtres pendant les heures chaudes, puis aérez tôt le matin, le soir ou la nuit lorsque l’air extérieur redevient plus frais.

💦 Rafraîchissez-vous plusieurs fois par jour : visage, nuque, avant-bras, douche tiède ou brumisateur peuvent aider à mieux supporter la chaleur.

🌳 Évitez les sorties et les efforts physiques aux heures les plus chaudes. Si vous devez sortir, portez un chapeau, des vêtements légers et emportez de l’eau.

☎️ Pensez aussi à prendre des nouvelles des personnes fragiles ou isolées autour de vous. Un simple appel peut permettre de repérer rapidement une difficulté.

💊 En cas de traitement médical, ne modifiez rien sans avis professionnel. Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien en cas de doute.

⚠️ Fatigue inhabituelle, vertiges, maux de tête, nausées, crampes, confusion ou malaise doivent alerter. En cas de malaise important, de trouble du comportement ou de perte de connaissance, appelez le 15 ou le 112.

Même en vigilance jaune, la prévention reste notre meilleure protection.

📍 Pharmacie P-Pharma – Audun-le-Tiche

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⚠️☀️ ATTENTION : VAGUE DE CHALEUR Depuis ce matin, la Moselle est de nouveau placée en vigilance jaune canicule. Même si les températures semblent moins élevées que lors du précédent épisode, la prudence reste indispensable. La chaleur fatigue l’organisme, surtout lorsqu’elle dure plusieurs jours, et certaines personnes y sont particulièrement sensibles : enfants, personnes âgées, femmes enceintes, personnes malades, isolées ou sous traitement. 💧 Les bons gestes restent de rigueur Buvez régulièrement de l’eau, sans attendre d’avoir soif. Continuez à manger normalement, même si l’appétit diminue, en privilégiant des repas frais et légers. 🏠 Gardez votre logement au frais : fermez les volets, rideaux et fenêtres pendant les heures chaudes, puis aérez tôt le matin, le soir ou la nuit lorsque l’air extérieur redevient plus frais. 💦 Rafraîchissez-vous plusieurs fois par jour : visage, nuque, avant-bras, douche tiède ou brumisateur peuvent aider à mieux supporter la chaleur. 🌳 Évitez les sorties et les efforts physiques aux heures les plus chaudes. Si vous devez sortir, portez un chapeau, des vêtements légers et emportez de l’eau. ☎️ Pensez aussi à prendre des nouvelles des personnes fragiles ou isolées autour de vous. Un simple appel peut permettre de repérer rapidement une difficulté. 💊 En cas de traitement médical, ne modifiez rien sans avis professionnel. Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien en cas de doute. ⚠️ Fatigue inhabituelle, vertiges, maux de tête, nausées, crampes, confusion ou malaise doivent alerter. En cas de malaise important, de trouble du comportement ou de perte de connaissance, appelez le 15 ou le 112. Même en vigilance jaune, la prévention reste notre meilleure protection. 📍 Pharmacie P-Pharma – Audun-le-Tiche #PPharma #AudunLeTiche #Moselle #Canicule #VigilanceJaune #Prévention #Hydratation #FortesChaleurs

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